Actualité chambre hôtes

Le printemps dans mon jardin

Une saison en mode confinement ?

Nous y voilà ! Tandis que la nature s'éveille doucement dans le jardin du Clos du Men-Allen. Adossés aux vieux murs de pierres, les arbustes précoces s'épanouissent, oubliant les averses glacées. Ils offrent leurs premières floraisons pour nous faire oublier un hiver pluvieux.

Mais si seulement... ce satané virus ne s'était échappé de son éprouvette ! Nous profiterions tous des rayons de soleil, qui, comme par défi, s'éclatent, alors que nous sommes confinés. Ils nous réchaufferaient le corps et le coeur. C'est un drôle de

printemps cette année 2020. Nous sommes tout déboussolé par le nécessaire changement de rythme imposé. 

Ici, à la maison d'hôtes :

Je vis comme vous. C'est comme si le temps s'était ralenti. Les préoccupations quotidiennes ont changées d'ampleur. L'incertitude qui pèse sur nous tous, laissent un sentiment très partagé balançant entre pessimisme et optimisme. Même l'animation habituelle de la rue entraîne un silence presque inquiétant. Les rares voitures qui passent semblent s'excuser d'être là. Les piétons s'évitent soigneusement sur les trottoirs. Seuls la boulangerie et le bureau de tabac de la rue, ouverts à certaines heures, voyent quelques personnes dans la journée.

Par prudence et en attendant des jours meilleurs, les chambres d'hôtes ont été fermées dès le début du confinement et le seront jusqu'à mi-mai, conformément aux directives du gouvernement prônant la volonté de limiter les déplacements au minimum vital. 

Au Clos du MènAllèn, si l'agenda des réservations est ouvert : seulement pour les séjours à partir de Mai, (à confirmer), je sais par ailleurs que vous êtes soucieux de prendre des vacances l'esprit tranquille.

Mais qu'est-ce qu'elle nous prépare, Clotilde ?

A l'intérieur :

L'hygiène est une responsabilité que je prends à coeur à l'égard de mes hôtes.  Face à la pandémie actuelle et sous condition que l'étau de ce virus se desserre,  je vous dévoilerai, très prochainement, le protocole de mesures que je vais mettre en place pour vous recevoir dans les meilleures conditions de sécurité sanitaire.

En attendant, je vous invite à lire dans l'encadré ci-dessous, ce que je fais déjà depuis + de 10 ans pour mes chambres d'hôtes.

 

Ne croyez pas que je reste sans rien faire. Je pense à mille petites choses pour votre bien-être et pour que votre séjour soit doux.

Tout d'abord c'est vous assurer que les mesures sanitaires continueront d'être toujours respectées au Clos du MènAllèn.

En effet, je n'ai pas attendu une pandémie pour mettre en action des règles d'hygiène dans ma maison. Non ! Durant tout votre séjour et quand vous quittez la maison :  chaque jour le ménage est fait en.tiè.re.ment.

Si vous lisez un tant soit peu les commentaires de celles et ceux qui sont déjà venus, concernant la propreté de mes chambres, vous pourrez vous rendre compte qu'ils confirment bien ma démarche. C'est un élément qui m'a toujours tenu à coeur parce que pour moi, une chambre d'hôtes, les 2 points primordiaux sont :

-La propreté : Les meubles sont époussetés. Tous les petits détails auxquels la majorité du temps vous ne faites pas attention : les têtes de lits, les lampes, les interrupteurs, les poignées de porte, etc... la salle de bains et les wc : tout est entièrement nettoyé. Les lits sont faits. Les éponges (avec gratounettes), l'aspirateur, la serpillère, sont aussi très très sollicités. Les produits spécifiques utilisés pour l'entretien sont la plupart labellisés "éco-cert". C'est 1 heure de ménage assuré par chambre par jour. Tout est désinfecté tous les jours.

-La qualité de la literie : Les couchages de chacune des chambres sont en King-Size soit 180x200. Des surmatelas à mémoire de forme complètent la literie haut-de-gamme. Ici, pas de couettes, ce sont des draps et des couvertures. Ces dernières, en polaire, matériau recyclé comme chacun sait (exit les allergies), vous apporte une meilleure régulation de la température du corps pendant votre sommeil. De mon côté, grâce à leur entretien aisé, elles me permettent de vous garantir l'hygiène. Elles sont lavées après votre départ. Les draps sont régulièrement changés si vous séjournez plusieurs nuitées. 

Je sais, certains ne se sont jamais posé la question, d'autres sont surpris. Beaucoup d'entre vous ne sont pas étonnés, et ils ont raison, pour moi, ça a toujours été une évidence dans la prestation que je propose.

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Continuons, à l'extérieur :

Croisons les doigts pour que ce joli espace soit accessible dès les beaux jours.

Dans le petit jardin, à l'arrière de la maison, je pense déjà à vos instants relax. Tandis, que les tulipes finissent leurs floraisons, je devine sortir de terre les pivoines que ma mère avaient plantées dans le parterre, qui ceint les murs de pierres, il y a maintenant bien longtemps. L'érable étale un peu plus ses branches chaque jour pour vous faire un parasol naturel l'été prochain.

Pour la détente et le confort, même si les fauteuils du salon extérieur ont encore leurs housses de protection, ils sont dès à présent installés sur les caillebotis près de la piscine. Les bains de soleil, le hamac, le petit mobilier va retrouvé sa place un peu plus tard.

La piscine reste couverte. L'eau se réchauffe petit à petit au travers de l'abri.

Continuons sous le soleil avec son ciel changeant à toutes les heures de la journée. Que ce soit devant ou à l'arrière dans le clos de la propriété, j'ai demandé au maître de maison : l'homme aux mains d'or [celles et ceux qui le connaissent savent de qui et de quoi je parle] de m'installer les jolis vases médicis (enfin, depuis des années qu'ils attendaient leur place) sur les piliers.

   
 AVANT  APRES

Aussitôt dit, aussitôt fait, puis ce sont les massifs qui viennent de subir un lifting, les plantes ont eu droit à leur engrais bio fait maison. 

Dans le jardin, les magnolias "stellata" avec leurs fleurs blanches, gracieuses à souhait, bien adaptés à notre région bretonne, paraissent toutes frêles. Pourtant elles éclatent d'une blancheur si pure et s'ouvrent pour laisser échapper leur parfum si intense !  Les scilles du Pérou (ancêtres de nos belles agapanthes) ne sont pas en reste non plus, je vois pointer leurs énormes boutons avant qu'ils n'éclatent en magnifiques fleurs bleues-mauves. 

A la recherche de nourriture, les oiseaux : moineaux, mésanges, verdiers et chardonnerets piaillent en se faisant la cour, tantôt perchés sur une branche du chêne vert, tantôt dans le magnolia. Puis, on les voit filer dans la haie entourant la maison. Tout cela sous l'oeil attentif de mon chat zaza qui se prélasse sous les rayons d'un soleil printanier.

Dans les plates-bandes, exposés au soleil, les arums offrent leurs coroles sans discontinuer. La fleur de Pâques par excellence pour de magistrals bouquets sur la table du salon.

Appuyé aux claustras, un petit salon avec le vieux banc de bois tient compagnie aux fleurs et à la magnifique cage à oiseaux fabriquée il y a maintenant plusieurs années par le maître de maison (l'homme aux mains d'or). Déguster un café, lire, ne rien faire, juste prendre le temps de s'asseoir dans ce petit espace abrité est un plaisir simple et appréciable.  

Les camélias avec leurs grosses fleurs rouges égaient le massif où vont fleurir tour à tour le gunéra et les échiums.

Les jonquilles, ça et là, terminent la parade avec leur couleur semblable au jaune des fleurs d'ajoncs. Quelques-unes décorent la table de la salle à manger en attendant de rejoindre le jardin où l'année prochaine les bulbes refleuriront.

Dedans, dehors, mille raisons pour ce printemps de continuer son chemin vers la saison d'été. 

Pâques est bientôt là.

Hélas, les nombreuses animations annuelles qui devaient vous permettre de vous réjouir doublement d'être dans notre belle région, ont été déprogrammées en raison de la dangerosité des rassemblements pour la santé des personnes. Non, le printemps 2020, c'est le silence qui fait un boucan d'enfer sur nos plages, sur nos sites historiques, nos quais, dans nos salles culturelles : pas de traditionnel Spi Ouest-france, pas de fest-noz, de concerts, de salons littéraires...

Quel dommage de ne pas pouvoir partager la convivialité des festivités. J'espère sincèrement, que cette année, en baie de Quiberon, Pâques ne soit pas fêté à la Saint-Jean (24 juin), ou à Noël... comme dit la chanson.

Pourtant, quand on voit ce beau couple, on rêve et on y croit ferme de pouvoir faire comme lui : Profiter à pleins poumons et attarder son regard sur les jolies choses de la vie...  Rien n'interdit d'y penser à votre prochain séjour : un week-end, quelques jours pour décompresser, lâcher prise... L'envie de sortir ; de bouger ; faire de la marche à pied sur les sentiers côtiers ; prendre son vélo et aller sur les innombrables parcours autour de la Baie de Quiberon. Pourquoi pas vous ?

Si "La patience n'est pas la capacité d'attendre, mais la capacité à maintenir une attitude positive pendant que l'on attend" (Joyce Meyer), Dieu seul sait combien cette qualité nous fait défaut en ces temps perturbés. Une prise de conscience salutaire pour nous rappeler que nous humains, sommes relié au minéral, au végétal, à l'animal mais aussi et surtout à l'univers et que nous ne pouvons pas tout maîtriser. 

Promis, juré, dès que le confinement sera levé, Au clos du MènAllèn, vous pourrez réserver une chambre d'hôtes à la nuitée. Vous trouverez ici une escale idéale pour découvrir des lieux maritimes comme le Golfe du Morbihan, la Ria d'Etel, les îles, mais aussi des lieux de campagne avec les bois de pins et les forêts ou simplement le parc du château de Keravéon, des lieux historiques importants... Tout un programme.

Prenez-soin de vous.

A très bientôt,

Clotilde - Votre Hôtesse -