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La Chandeleur - 2 février

La chandeleur ou Fête de la Lumière

40 jours après Noël, ce rite ancien est célébré aujourd'hui par beaucoup quelque soit les croyances, depuis les celtes en passant par les romains, c'est un moment de convivialité et de partage. Il symbolise dans la tradition

chrétienne, la "purification de Marie" la mère de Jésus conformément à la loi de Moïse, mais aussi la présentation de Jésus au temple devant le vieux Siméon. C'est ce que j'ai appris au "cathéchisme" quand j'allais à l'école du village. Je me souviens je restais en admiration devant les jolies petites images que les institutrices (professeurs des écoles) nous montraient !


De nos jours, dans les églises, une cérémonie est organisée où chaque participant amène une bougie, celle-ci est bénie par le prêtre et emportée chez soi pour apporter, durant l'année, des bonnes ondes et protéger contre les esprits mauvais.


La tradition veut aussi que l'on fasse des crêpes ce jour-là pour rappeler que la fin de l'hiver approche et qu'il reste encore des provisions. Mais lorsque l'on fait sauter la 1ère crêpe, on doit avoir dans une main une pièce, et si on réussit à la retourner parfaitement, on est assuré de bonheur et de prospérité pour l'année.
Difficile sur un "bilig" (galettoire) de faire ce geste, mais ça ne m'empêche pas de régaler mes hôtes avec des crêpes au petit-déjeuner...

J'ai aussi entendu ma mère raconter que lorsqu'elle était enfant, ça remonte 1ère moitié du 20ème siècle, oui bon..., qu'elle voyait parfois arriver dans la maison familiale une femme qui leur préparait un repas de crêpes. Cette activité était le plus souvent exercée par les femmes. Certes, ce n'était pas ce que l'on trouve maintenant ! C'était souvent et uniquement la galette de sarasin que la crêpière faisait sur une plaque. Celle-ci était posée sur un trépied dans la cheminée où le feu veillait et réchauffait la pièce à vivre.

Certes, les temps ont bien changé, on prend autant de plaisir à déguster des crêpes dans une crêperie sympa !

 

Voulez-vous que je vous raconte une petite anecdote ?

Ca remonte à mon enfance. C'est l'histoire d'une de mes voisines, qui le jour de la chandeleur, comme un petit peu tous les voisins (tout le monde se connaissait à l'époque dans le petit bourg d'Erdeven), décide de faire des crêpes. Mais, dans l'entourage on la savait pas particulièrement douée.

C'était un soir après l'école, j'avais fini mes devoirs, ma mère m'autorisa à aller lui dire bonjour. Dans l'entrée de sa maison, son chien m'accueillit joyeusement. Je la rejoignis dans sa cuisine.

La voilà étalant la pâte dans la poêle. Zut, zut, zut, elle avait oublié de mettre le beurre avant la pâte (oublier le beurre ! une bretonne ! oublier le beurre... !). Il faut dire aussi que les poêles à l'époque n'avaient pas de revêtement anti-adhésif comme elles ont maintenant, et ce qui arriva... arriva : la crêpe resta collée, brûlée et il fallut gratter, gratter et tout enlever par petits morceaux.

Allez, avouez, on a tous connu ça à un moment donné. Pour cette fois, c'est le chien qui en a profité.

A la deuxième crêpe, il y avait du beurre certes, mais l'ustensile n'était vraiment pas adapté. Pour retourner la crêpe qui semblait cette fois glisser, elle dût s'y prendre plusieurs fois pour la faire sauter :

  • 1 fois, 2 fois, toujours pareil !
  • La 3ème fois, elle décolla, mais, le geste étant beaucoup plus fort, dans l'élan, la crêpe alla se coller au plafond !

Oh nooon !!!

Je me vois encore, regardant avec ma voisine le plafond. Mince : comment faire pour récupérer cette crêpe ? La décoller ? Une chaise, trop petite ! Un escabeau : encore faut-il en avoir un. Elle était bien ennuyée la voisine !

Et puis... tout d'un coup... Que vois-je ?  La crêpe se décoller ! Aïe, aïe, pas le temps de la rattraper...

Elle est tombée où cette crêpe, à votre avis ?

Eh bien, elle est tombée pil poil... sur la tête  du chien !!!

Découragée, ma voisine renonça ce soir-là à se régaler, mais son chien, lui, fêta la chandeleur !!!

Bonne lecture et à bientôt.

Clotilde.